Le marché de l’alimentation équine utilise aujourd’hui de nombreuses appellations : aliment complet, aliment complémentaire, balancer, …
Pour les propriétaires de chevaux, il n’est pas toujours simple de comprendre ce que recouvrent réellement ces termes, ni ce qu’ils impliquent dans la pratique.
Pourtant, ces dénominations ont une importance réelle, car elles traduisent la manière dont un aliment est conçu pour s’intégrer dans la ration globale du cheval.
L’aliment complet : une alimentation théoriquement autonome
Un aliment complet est, comme son nom l’indique, un aliment censé couvrir à lui seul l’ensemble des besoins nutritionnels du cheval.
En théorie, il peut être distribué sans ajout complémentaire, en dehors de l’eau. Dans la pratique équine, cette approche reste cependant relativement rare. En effet, le cheval est avant tout un herbivore dont le fonctionnement digestif repose sur une consommation importante de fourrages.
Même lorsqu’un aliment est qualifié de “complet”, il reste généralement recommandé d’associer du foin ou de l’herbe afin de respecter les besoins comportementaux et digestifs du cheval.
Cette notion d’aliment complet est donc surtout utilisée dans des contextes spécifiques ou pour certaines présentations particulières.
Les aliments complémentaires : le cœur de l’alimentation équine
La majorité des aliments destinés aux chevaux sont en réalité des aliments complémentaires. Cela signifie qu’ils sont conçus pour venir compléter une ration déjà existante, basée sur des fourrages. Mais derrière cette appellation se cachent en réalité deux grandes catégories. Nous allons ainsi développer ces différentes notions ci-dessous : les aliments complémentaires de fourrage et les aliments complémentaires de céréales, ou “balancers”.
Les aliments complémentaires de fourrage
Ce sont les aliments les plus répandus aujourd’hui. Ils sont formulés pour compléter une ration composée principalement de foin, d’herbe ou d’autres sources de fibres. Ce sont les aliments les plus répandus aujourd’hui. Ils sont formulés pour compléter une ration composée principalement de foin, d’herbe ou d’autres sources de fibres. L’objectif est alors d’apporter :
- de l’énergie,
- des protéines,
- des minéraux et vitamines,
- ou certains nutriments spécifiques,
- tout en conservant les fourrages comme base centrale de l’alimentation.
Chez Equifolia®, trois aliments s’inscrivent dans cette logique :
- Equifolia® Crescenda, destiné aux chevaux d’élevage et en croissance,
- Equifolia® Olympia, conçu pour les chevaux en activité,
- et Equifolia® Sensiva, formulé pour les chevaux sensibles.
Ces aliments complémentaires de fourrage reposent sur une approche nutritionnelle centrée sur les fibres et l’équilibre digestif.
Les aliments complémentaires de céréales, ou “balancers”
Les balancers fonctionnent différemment. Ils sont conçus pour compléter une ration déjà riche en énergie. Énergie souvent apportée sous forme de céréales ou de matières premières distribuées séparément. Leur rôle est principalement d’apporter :
- des protéines de qualité,
- des minéraux,
- des vitamines,
- et des oligo-éléments,
- afin de rééquilibrer une ration qui, seule, serait incomplète sur le plan nutritionnel.
Les balancers sont généralement distribués en petites quantités, avec une forte densité nutritionnelle.
Le sainfoin Equifolia® Defenda : un ingrédient fonctionnel à part entière
Le sainfoin Equifolia® Defenda occupe une place un peu particulière dans cette classification.
Il ne s’agitni d’un aliment complet, ni d’un aliment complémentaire classique destiné à couvrir à lui seul une partie importante des besoins nutritionnels quotidiens.
Defenda est un granulé 100 % sainfoin Equifolia®, utilisé davantage comme un ingrédient fonctionnel ou un supplément nutritionnel venant compléter la ration dans certaines situations spécifiques.
Son intérêt repose principalement sur deux grands axes.
Le premier concerne le soutien digestif et l’accompagnement de l’équilibre du microbiote intestinal. Grâce à sa richesse en fibres et à la présence naturelle de polyphénols, Defenda peut contribuer à soutenir la diversité du microbiote, un enjeu aujourd’hui central dans de nombreuses situations. Il peut ainsi être particulièrement intéressant après des périodes susceptibles d’avoir fragilisé l’équilibre digestif : stress important, épisodes émotionnels, traitements médicamenteux ou infectieux. Il est également utilisé dans certaines situations chroniques où le microbiote semble jouer un rôle important dans l’équilibre général du cheval, comme certains cas de dermite estivale, d’asthme équin ou encore lors de syndromes de type piro-like.
Le second axe concerne la stabilisation de la pression parasitaire. Le sainfoin suscite aujourd’hui un intérêt croissant dans ce domaine, avec de nombreux retours terrain particulièrement positifs concernant son intégration dans les stratégies globales de gestion du parasitisme.
Defenda peut ainsi être utilisé dans différentes approches alimentaires :
- en complément d’une ration déjà équilibrée comprenant du fourrage et un aliment complémentaire de fourrage,
- ou utilisé seul comme support nutritionnel spécifique, à condition d’y associer une complémentation minérale et vitaminique adaptée.
Il fonctionne donc davantage comme un outil nutritionnel ciblé, venant enrichir et sécuriser certaines stratégies alimentaires selon les besoins du cheval.
Conclusion
Derrière les différentes appellations utilisées dans l’alimentation équine se cachent des réalités nutritionnelles très différentes. Comprendre la place réelle d’un aliment dans la ration permet d’éviter les simplifications et de construire une alimentation plus cohérente avec les besoins physiologiques du cheval. Car au-delà des catégories et des appellations, l’enjeu reste toujours le même : apporter au cheval une ration équilibrée, digestible et adaptée à son fonctionnement naturel.












