Votre panier est actuellement vide !
Comment soutenir le microbiote digestif du cheval ?

Le microbiote digestif du cheval est aujourd’hui reconnu comme un acteur central de sa santé : digestion des fibres, production d’énergie, régulation de l’inflammation, équilibre immunitaire…
Mais soutenir le microbiote ne consiste pas à ajouter un ingrédient “miracle” à la ration. C’est avant tout une question d’équilibre alimentaire, dont la pierre angulaire reste… les fibres.
Le microbiote du cheval : un équilibre fondé sur les fibres
Le cheval est un herbivore monogastrique dont la fermentation a lieu dans le caecum et le côlon. Ce sont les micro-organismes du gros intestin qui permettent la valorisation des fibres végétales en acides gras volatils, principale source d’énergie du cheval au repos.
Dans ce système, le microbiote est :
• Hautement dépendant de la quantité et de la qualité des fibres ingérées,
• Sensible aux variations brutales de ration,
• Particulièrement vulnérable aux excès d’amidon et de sucres rapidement fermentescibles.
Autrement dit, soutenir le microbiote commence toujours par raisonner les fibres, avant toute autre intervention.
Diversité des fibres = diversité du microbiote
Les travaux récents mettent en évidence un point clé : Ce n’est pas seulement la quantité de fibres qui compte, mais leur diversité.
Chaque type de fibre constitue un substrat spécifique pour certaines populations microbiennes. Une ration monotone, même riche en fibres, tend à favoriser un microbiote moins diversifié.
À l’inverse, une diversité de fibres permet :
• De stimuler différentes communautés microbiennes,
• D’augmenter la résilience du microbiote face aux stress (changement de ration, transport, pathologies),
• De favoriser une fermentation plus stable et plus régulière.
C’est sur ce principe que repose une approche moderne et raisonnée de l’alimentation équine.
Multiplier les sources de fibres dans la ration
Des fourrages variés, lorsque c’est possible !
Idéalement, cette diversité commence au champ.
Un foin issu de prairies riches en diversité botanique apporte naturellement une variété de fibres aux propriétés complémentaires.
Dans la pratique, ce type de fourrage n’est pas toujours disponible.
Les fibres dans les aliments : un levier majeur
Les aliments peuvent devenir un levier essentiel pour réintroduire de la diversité fibreuse dans la ration. L’enjeu n’est alors pas d’augmenter artificiellement la quantité de fibres, mais d’en diversifier les propriétés fonctionnelles.
Cette diversité repose notamment sur la présence de fibres insolubles et de fibres solubles, dont les effets sont complémentaires.
Les fibres insolubles jouent avant tout un rôle structurant. Elles participent à la mastication, à la production de salive et au bon fonctionnement du transit.
Les fibres solubles, plus fermentescibles, nourrissent directement l’activité du microbiome et soutiennent la diversité microbienne.
La plupart des matières premières d’intérêt nutritionnel apportent une combinaison de fibres insolubles et solubles, à des proportions variables.
L’intérêt des aliments bien formulés réside précisément dans cette capacité à combiner différentes sources végétales. Et ce, afin de reproduire, autant que possible, la diversité fibreuse d’un fourrage naturellement riche… Et ainsi soutenir un microbiote digestif plus robuste et plus résilient.
Au-delà des fibres : le rôle des composés secondaires
L’intérêt nutritionnel des plantes ne se limite pas à leur seule fraction fibreuse. De nombreuses espèces végétales apportent également des composés dits secondaires, naturellement présents, qui peuvent interagir avec le microbiome digestif.
Polyphénols, acide organiques, terpénoïdes ou autres métabolites végétaux ne constituent pas des nutriments au sens strict. Ils ne participent pas directement à la couverture des besoins énergétiques ou protéiques du cheval. En revanche, ils peuvent moduler l’environnement digestif. Notamment en influençant certaines populations microbiennes et les mécanismes de fermentation.
Ces composés n’agissent pas comme des solutions ciblées ou immédiates, mais s’inscrivent dans une logique de régulation fine et progressive du microbiote.
Leur effet dépend étroitement :
• De la nature de la plante,
• De la dose ingérée,
• De la diversité globale de la ration,
• de la variabilité digestive propre à l’individu/ au cheval
Certaines plantes fourragères, notamment les légumineuses, présentent un intérêt particulier car elles associent diversité de fibres et richesse en composés secondaires, renforçant ainsi leur potentiel fonctionnel lorsqu’elles sont intégrées dans une ration cohérente.
Cette approche souligne une fois encore que le soutien du microbiote digestif ne repose pas sur un ingrédient isolé. Mais sur la qualité et la diversité des matières végétales qui composent l’alimentation.
Ce qu’il faut retenir
Soutenir le microbiote digestif du cheval repose sur un principe fondamental :
La diversité des fibres est la clé de la diversité microbienne.
Fourrages variés, association intelligente de fibres dans les aliments, intégration de légumineuses comme le sainfoin, et prise en compte des composés secondaires… C’est cette approche globale et cohérente qui permet de préserver un microbiote robuste et fonctionnel.
Plus que la recherche d’un ingrédient unique, c’est la qualité de la construction de la ration qui fait toute la différence.
Découvrir EQUIFOLIA Defenda, une source de fibres de qualité pour le cheval.










